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dimanche 3 mai 2026

SPATIAL N°1

 



Chroniques d’un Futur Oublié : Quand la revue "Spatial" s'invite dans ma boîte mail

Il y a quelques jours, une notification a fait vibrer mon écran. Ce n'était pas une énième newsletter, mais un message de KRAVEN64. En pièce jointe ? Un véritable portail numérique vers une autre dimension.

Grâce à cet envoi de scans précieux, j'ai pu replonger dans une publication mythique de la fin des années 70 : la revue Spatial. Un grand merci à KRAVEN64 pour ce partage, car c’est une immersion fascinante dans l'âge d'or de la SF que je vous propose aujourd'hui. Un voyage temporel exhumé des archives des Éditions Michel Deligne.


Le Choc Visuel (Signé Moebius)



Ouvrir ce fichier, c'est tomber nez à nez avec le génie de Moebius. La couverture du numéro 1 n'est pas une simple illustration, c'est une claque visuelle.

Le titre, "SPATIAL", s'étale en lettres capitales bleues et oranges, annonçant la couleur : "Fantastique et Science Fiction d'hier et d'aujourd'hui". L'image centrale est purement Moebiusienne : une femme à l'expression figée dans un cri, chevauchant une machinerie complexe et organique. À ses pieds, un astronaute semble fusionner avec une carlingue d'acier, le tout baigné dans des tons ocre et rouge sang. C'est brut, détaillé, et absolument magnifique.

Un Bottin Galactique de Légendes

En parcourant le sommaire, on réalise que Spatial était un véritable "Who's Who" de la bande dessinée internationale. On y croise des géants comme :

  • Solano Lopez (le dessinateur argentin de L'Éternaute) avec sa série Slot-Barr.



  • Paape (le créateur de Luc Orient).



  • Crisse, alors à ses débuts, bien avant de devenir une star de l'heroic fantasy.



  • Mais aussi Geron, Devos, Vincent et Sander.

Imprimée à Bruxelles, la revue affichait une ambition folle : mélanger les styles et les époques pour offrir le meilleur de l'imaginaire de l'époque.

La Science-Fiction... Expliquée

Le plus surprenant dans ces pages, c'est le "Résumé de l'Encyclopédie Galactique". Le magazine ne se contentait pas de raconter des histoires, il construisait un univers crédible.



Schémas techniques à l'appui, on y découvre le fonctionnement des "Vaisseaux-tubes" ou les secrets de la navigation intergalactique. On y parle de chambres crioniques et, clin d’œil génial, des "Ruptures de Moebius", ces failles topologiques permettant de traverser le continuum espace-temps. C’est du "world-building" avant l'heure, qui donnait une profondeur scientifique (ou presque !) aux récits.


Le mot de la fin : Une collection courte mais culte

Pour les collectionneurs qui voudraient se lancer dans la quête, sachez que l'aventure Spatial a été brève mais intense. La revue a connu un total de 14 numéros, parus entre 1978 et 1982.

Après un lancement en fanfare (4 numéros dès 1978), le rythme s'est ralenti jusqu'au quatorzième et dernier opus. Tenir ces scans entre mes mains est un privilège : ils témoignent d'une époque où la bande dessinée cherchait sans cesse à repousser les limites de l'exploration spatiale et graphique.

Encore un immense merci à KRAVEN64 pour cette capsule temporelle numérique !

Et vous, avez-vous d'autres pépites de ce genre qui dorment dans vos disques durs ou vos greniers ? N'hésitez pas à me les partager ! 


LIEN
Scan 
Kraven
On pense à remercier !

Pour info, d'autres numéros devraient suivre...


samedi 2 mai 2026

Ivanhoé - 153 - 155 - 181 - 214 - 217 - 219 - 220 - 221 - 222

 


Editeur : Aventures et Voyages

Collection : Mon Journal

Cette revue prend la suite de Perceval, dont le n°8 devient le n°1 de Ivanhoé. 222 numéros de mars 1960 à novembre 1988. Mensuel de 132 pages jusqu'au N°157 avant de passer à trimestriel de 164 pages jusqu'au 172 où la pagination repassera à 132 pour finir bimestriel du N°213 à la fin. 61 recueils.

vendredi 1 mai 2026

Oliver - 185 - 187 - 189 - 190 - 191 - 193 - 194 - 195 - 199 - 201 - 214 - 219

 


La revue Oliver, publiée par les éditions Impéria (basées à Lyon), est un grand classique du "petit format" (ou BD de poche) qui a marqué l'histoire de la bande dessinée populaire en France.

Voici les informations essentielles à retenir sur cette série :

1. Le Personnage : Un Robin des Bois qui ne dit pas son nom

Bien que la série mette en scène les aventures de Robin des Bois, le héros a été renommé Oliver lors de son passage en France.

  • Pourquoi ? Principalement pour des questions de droits et pour différencier cette version des autres adaptations du célèbre hors-la-loi déjà présentes sur le marché français.
  • L'univers : On y retrouve tous les codes de Sherwood, mais avec des noms modifiés : Petit Jean devient Egon et le Frère Tuck devient Toominey.

2. Publication et Format

La longévité de la revue est impressionnante, couvrant presque trois décennies :

  • Période : De février 1958 à décembre 1986.
  • Nombre de numéros : 471 numéros (auxquels s'ajoutent environ 80 recueils).
  • Format : Typique du "petit format" Impéria, soit 13 x 18 cm.
  • Évolution de la pagination :
    • 68 pages jusqu'au n°322.
    • 132 pages jusqu'au n°435.
    • 196 pages pour les derniers numéros.

3. Origines et Auteurs

La série est une adaptation de bandes dessinées britanniques, issues notamment de la revue Thriller Comics (puis Thriller Picture Library).

  • Sources : Au début, les histoires sont importées d'Angleterre. Une fois le stock britannique épuisé, Impéria a fait appel à ses propres auteurs (souvent espagnols ou italiens) pour poursuivre les aventures.
  • Artistes notables : Les couvertures ont été réalisées par des maîtres du genre comme Septimus ou Derek Eyles. Pour les dessins intérieurs, on retrouve des signatures comme Carlos Laffond.

4. Contenu et Séries annexes

Si Oliver était la tête d'affiche, la revue proposait souvent d'autres récits pour compléter la pagination (en "back-up") :

  • On y trouvait des récits de chevalerie, de pirates ou d'autres héros historiques (Le Cid, Arthur, etc.).
  • La série est passée du noir et blanc pur à une présentation plus dense au fil des années, typique de l'essoufflement du genre petit format dans les années 80.