Le Péplum Oublié qui a Forgé des Légendes
Imaginez la Méditerranée à l’agonie. L’Empire romain, autrefois invincible, vacille sous les coups de boutoir des hordes barbares. Le marbre des temples se fissure, les frontières s’embrasent, et au milieu de ce chaos, un homme se dresse, l’épée au poing. Son nom ? Nikos. Son titre ? Prince de Rhodes.
Si vous avez grandi avec les "petits formats" des éditions Mon Journal, ce nom résonne peut-être comme un écho lointain de vos lectures de jeunesse dans la revue En Garde !. Mais saviez-vous que derrière ce héros se cache l'une des histoires éditoriales les plus curieuses de la BD espagnole ?
Un Héros, Deux Époques : Le Mystère du "Colosse"
Pour bien comprendre qui est Nikos, il faut remonter en 1960 chez l'éditeur espagnol Maga. À cette époque, le "Péplum" cartonne au cinéma.
La Première Ère (1960-1962) : La série commence sous le nom de El Coloso. On y suit un héros herculéen dans une Antiquité mythologique (Atlantide, Égypte ancienne). Mais au numéro 36, coup de théâtre : la série change de nom pour devenir El Príncipe de Rodas (Le Prince de Rhodes). Pourquoi ? Probablement pour surfer sur le succès du film de Sergio Leone, Le Colosse de Rhodes, sorti à la même période !
La Seconde Ère (1962-1963) : C'est ici que naît le Nikos que nous connaissons en France. Cette "2ème partie" (56 numéros) change de ton. On quitte la mythologie pour la fin de l'Empire Romain. C'est cette saga épique, plus historique et nerveuse, qui a fait les beaux jours de nos revues de poche.
Entre Macédoine et trahisons
Le décor est planté : la Macédoine. Nikos n'est pas seulement un guerrier, c'est un rempart face aux invasions. Entre deux batailles contre les Goths ou les Huns, il doit déjouer les complots de palais et affronter des ennemis aux noms évocateurs : la horde sauvage, les espadons nocturnes ou encore des géants gardant des montagnes d'or.
Mais derrière le muscle, il y a le cœur. La quête de Nikos est indissociable de sa fiancée, la belle Phyllia, qu'il doit secourir à maintes reprises au péril de sa vie. C'est le moteur classique du récit d'aventure, porté par un souffle épique constant.
Le passage de témoin : De la tradition à la modernité
Ce qui rend Nikos, Prince de Rhodes fascinant pour un collectionneur, c’est son évolution graphique unique sur les 56 numéros de la seconde série :
Manuel López Blanco installe le décor avec un style académique et solide (jusqu'au n°20).
Puis, un jeune prodige reprend le flambeau : Esteban Maroto.
Pour les amateurs de BD, c'est un moment historique. On y voit les débuts de celui qui deviendra une star mondiale du fantastique (connu plus tard pour Vampirella ou Red Sonja). Sous ses doigts, Nikos gagne en dynamisme, les décors deviennent plus baroques et l'action plus nerveuse.
Pourquoi redécouvrir Nikos aujourd'hui ?
En France, c'est dans la revue En Garde ! (entre 1970 et 1971, du n°29 au 35) que Nikos a marqué les esprits. Ces épisodes de 80 ou 100 planches sont des condensés d'adrénaline.
Lire Nikos, c'est s'offrir un voyage dans le temps. C'est retrouver cette saveur unique de la bande dessinée de gare, où chaque page tournée promettait un duel à mort ou une cité antique à sauver. C’est du "cinéma sur papier" né de l'imagination fertile des maîtres espagnols.
Sources :
https://wikipimpf.fr/index.php/Nikos,_Prince_de_Rhodes
https://www.tebeosfera.com/colecciones/principe_de_rodas_el_1962_maga_-2_parte-.html
Merci à Doc Mars & D. Vallet
LIENS
OU
(version LA CHOSE & ANACHO)
VOICI LES COUV' ESPAGNOLES (2ème Série) :
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Merci beaucoup pour ce partage.
RépondreSupprimerMERCI !
RépondreSupprimerMerci Anacho, la Chose, et Tartinus pour ces 2 versions d'une excellente compilation.
RépondreSupprimermerci, on a déjà eu une intégrale appelée Kolos il y a quelques jours..
RépondreSupprimerMerci à tous pour ce partage.
RépondreSupprimerLa version rouge est plus nette que la version jaune, et perso je préfère la présentation du jaune
RépondreSupprimerERREUR : La version jaune est plus nette que la version rouge, et perso je préfère la présentation du jaune
SupprimerBonjour,
RépondreSupprimerUn grand merci à Tartinus, La Chose et Anacho.
Bonne journée !
Grandement MERCI !!!! à Tartinus, Lachose et Anacho
RépondreSupprimerUn grand merci à Anacho Lachose et Tartinus, je ne savais pas que Aliagas avait un frère jumeau
RépondreSupprimerMDR
SupprimerSuper,
RépondreSupprimeraprès Kolos le prince de Rhodes,
Nikos le prince de Rhodes (série 2 espagnole).
Deux versions pour le prix d'une,
merci à Anacho,
à Tartinus
et merci aux scanneurs
Ombrax,
Esad
et Serge pour tous ces En Garde! de Mon Journal...
Merci pour cette chouette compilation.
RépondreSupprimerUn grand merci à tous les intervenants pour cette découverte en ce qui me concerne et bonne journée à tous.
RépondreSupprimerBonjour. Merci à tous. Bonne journée.
RépondreSupprimerUn grand merci à Tartinus, La Chose et Anacho.
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