Chroniques d’un Futur Oublié : Quand la revue "Spatial" s'invite dans ma boîte mail
Il y a quelques jours, une notification a fait vibrer mon écran. Ce n'était pas une énième newsletter, mais un message de KRAVEN64. En pièce jointe ? Un véritable portail numérique vers une autre dimension.
Grâce à cet envoi de scans précieux, j'ai pu replonger dans une publication mythique de la fin des années 70 : la revue Spatial. Un grand merci à KRAVEN64 pour ce partage, car c’est une immersion fascinante dans l'âge d'or de la SF que je vous propose aujourd'hui. Un voyage temporel exhumé des archives des Éditions Michel Deligne.
Le Choc Visuel (Signé Moebius)
Ouvrir ce fichier, c'est tomber nez à nez avec le génie de Moebius. La couverture du numéro 1 n'est pas une simple illustration, c'est une claque visuelle.
Le titre, "SPATIAL", s'étale en lettres capitales bleues et oranges, annonçant la couleur : "Fantastique et Science Fiction d'hier et d'aujourd'hui". L'image centrale est purement Moebiusienne : une femme à l'expression figée dans un cri, chevauchant une machinerie complexe et organique. À ses pieds, un astronaute semble fusionner avec une carlingue d'acier, le tout baigné dans des tons ocre et rouge sang. C'est brut, détaillé, et absolument magnifique.
Un Bottin Galactique de Légendes
En parcourant le sommaire, on réalise que Spatial était un véritable "Who's Who" de la bande dessinée internationale. On y croise des géants comme :
Solano Lopez (le dessinateur argentin de L'Éternaute) avec sa série Slot-Barr.
Paape (le créateur de Luc Orient).
Crisse, alors à ses débuts, bien avant de devenir une star de l'heroic fantasy.
Mais aussi Geron, Devos, Vincent et Sander.
Imprimée à Bruxelles, la revue affichait une ambition folle : mélanger les styles et les époques pour offrir le meilleur de l'imaginaire de l'époque.
La Science-Fiction... Expliquée
Le plus surprenant dans ces pages, c'est le "Résumé de l'Encyclopédie Galactique". Le magazine ne se contentait pas de raconter des histoires, il construisait un univers crédible.
Schémas techniques à l'appui, on y découvre le fonctionnement des "Vaisseaux-tubes" ou les secrets de la navigation intergalactique. On y parle de chambres crioniques et, clin d’œil génial, des "Ruptures de Moebius", ces failles topologiques permettant de traverser le continuum espace-temps. C’est du "world-building" avant l'heure, qui donnait une profondeur scientifique (ou presque !) aux récits.
Le mot de la fin : Une collection courte mais culte
Pour les collectionneurs qui voudraient se lancer dans la quête, sachez que l'aventure Spatial a été brève mais intense. La revue a connu un total de 14 numéros, parus entre 1978 et 1982.
Après un lancement en fanfare (4 numéros dès 1978), le rythme s'est ralenti jusqu'au quatorzième et dernier opus. Tenir ces scans entre mes mains est un privilège : ils témoignent d'une époque où la bande dessinée cherchait sans cesse à repousser les limites de l'exploration spatiale et graphique.
Encore un immense merci à KRAVEN64 pour cette capsule temporelle numérique !
Et vous, avez-vous d'autres pépites de ce genre qui dorment dans vos disques durs ou vos greniers ? N'hésitez pas à me les partager !
Pour info, d'autres numéros devraient suivre...










