Halloween approchant je vous propose une petite incursion dans le mode de l'horreur made in Marvel. avec cet Epouvantail....En ce milieu des années 70, la Maison des Idées expérimente, tâtonne et frôle parfois la zone crépusculaire. Entre deux sagas cosmiques de Starlin et les sueurs froides de Tomb of Dracula, Marvel cherche à exploiter le filon de l'angoisse pure. C’est dans ce climat trouble que resurgit un étrange numéro de Dead of Night (#11, août 1973 - sous une couverture percutante signée Gil Kane), vite suivi par Marvel Spotlight (#26) et l'incontournable Marvel Two-In-One (#18) aux côtés de la Chose et de la Torche Humaine.
Mais détrompez-vous, chers fidèles ! Ce croquemitaine de paille n'est pas né de la dernière pluie de novembre. Sa véritable genèse remonte à mars 1964, dans les pages de Tales of Suspense #51, sous la houlette du Général en Chef Stan Lee et du crayon habile de Don Heck.
Qui se cache sous les haillons rapiécés de l'Épouvantail ? Un certain Ebenezer Laughton, un gosse martyrisé par une mère alcoolique qui alternait roustes et cadeaux. Résultat des courses : le petit Ebenezer associe la torgnole à la récompense et développe une souplesse monstre. Élastique, double-articulaire, il écume les cirques sous le nom d'Umberto l'Incomparable avant de réaliser, en croisant le chemin d'Iron Man dans un théâtre, que le crime paie mieux que les saltimbanques.
Le Scénario : Stan Lee pose les bases d'un vilain psychologiquement dérangé, loin des syndicats de gangsters en complet-cravate.
Le Dessin : Don Heck (puis repris au fil des ans par des maîtres de l'ambiance comme Howard Chaykin ou Ron Wilson) croque un personnage désarticulé, à mi-chemin entre le pantin désaxé et la divinité païenne de cauchemar.
ANECDOTES ET PETITS SECRETS DE COULISSES
Le syndrome du caméléon éditorial : L'Épouvantail est sans doute le champion toutes catégories du relooking chaotique dans l'écurie Marvel. D'abord simple cambrioleur agile en costume de foire kitch des sixties s'aidant d'une volée d'oiseaux dressés, Ebenezer Laughton s'est peu à peu métamorphosé au gré des décennies pour épouser des registres graphiques de plus en plus ténébreux — passant de l'acrobate excentrique aux planches horrifiques de l'Âge de Bronze.
Cette métamorphose esthétique trouve son pendant direct dans sa trajectoire narrative : après des séjours répétés en taule (The Vault, The Raft) et des virées sanglantes pour « libérer la peur », l'Épouvantail franchit définitivement la ligne rouge de l'occultisme. C’est le début de sa descente aux enfers magique dans Ghost Rider Vol. 3 #7 et #8 (1990), où il revient sous une forme cauchemardesque et traqué par Danny Ketch, avant d'être ressuscité par le démon Blackheart dans Ghost Rider Vol. 3 #81 à #83 (1995) en prenant possession du cadavre de Barbara Ketch. Adoubé par l'organisation "The Firm", il finit par se nourrir littéralement de la terreur pure, croisant le fer avec Ghost Rider, Hellstorm, Wolverine et même le Hulk — ce dernier lui réglant son compte de manière très cinématographique au cinéma de Verdigris, Kansas, dans l'histoire « A Little Fire » parue dans Immortal Hulk: Time of Monsters #1 (2021).
Le cousinage DC : Évidemment, impossible d'évoquer l'Épouvantail (Scarecrow) sans avoir une pensée émue pour Jonathan Crane, l'illustre épouvantail de la concurrence (Gotham City). Mais là où DC mise sur la toxine de la peur chimique, Marvel nous sert un cocktail psycho-pathologique pur jus, entre enfance maltraitée et pactes démoniaques.
Voici les histoires proposées aujourd'hui
Tales of Suspense #51 (Mars 1964) : Première apparition du personnage, où il affronte pour la première fois Iron Man après avoir tenté de se lancer dans le crime.Uncanny
X-Men #22 & #23 (Juillet et Août 1966) : Participation de l'Épouvantail au sein de la pègre de la Maggia (sous la coupe du Comte Nefaria), où il affronte les X-Men aux côtés d'autres super-vilains comme l'Anguille, l'Homme-Plante, le Porc-épic et la Licorne.
Dead of Night #11 (Août 1973) : Numéro marquant de l'ère de bronze horrifique qui consacre le retour et l'évolution fantastique du personnage.
Marvel Spotlight #26 (Février 1975) : Épisode clé centré sur le personnage, ancrant un peu plus sa dimension mystique.
Marvel Two-In-One #18 (Août 1974) : Rencontre musclée et crossover classique où l'Épouvantail croise le chemin de la Chose et de la Torche Humaine.





Merci Anacho ... super fiche....!
RépondreSupprimerMerci Anacho pour c'est histoires d'horreurs.
RépondreSupprimerMERCI !
RépondreSupprimermerci anacho
RépondreSupprimerMerci Anacho. Ces histoires sont présentes dans les intégrales Panini ? Cela me dit quelque chose.
RépondreSupprimerC'est possible cela fait un moment que je l'avais préparée sur mon DD (comme d'autres) il ne restait plus que la présentation et la mise en forme...
RépondreSupprimerPetite astuce :
RépondreSupprimerLa base pour faire les compils COMICS c'est d'utiliser
https://www.comics.org/
https://marvelreading.com/
https://comicsvf.com/
Avec ça tu fais ce que tu veux, si tu as les BD sur ton DD Œuf corse !
J'utilise ComicsVf . Merci pour les autres. Si j'ai le temps c'est la suite des Thors non traduits en France. J'essaierai avec I.A.
RépondreSupprimerTrop rare ! Merci !!!!
RépondreSupprimerUn vilain Marvel ou DC je prends,
RépondreSupprimerpar contre,
prononcer le mot épouvantail en anglais,
ce n'est pas pour moi !
merci pour cette compile...
Merci bien pour ce billet.
RépondreSupprimerGrand merci pour cette compil
RépondreSupprimerUn grand merci Anacho pour ce partage
RépondreSupprimerBonjour. Merci Anacho.
RépondreSupprimerMerci Anacho pour cette compil qui va encore m'empêcher de dormir sereinement, tu ne prend pas soin du sommeil des anciens avec ce vilain épouvantail que je ne connais pas comme tout le reste, mais que je découvre sur ta belle fiche détaillée.
RépondreSupprimerJ'en avais quelques uns mais merci de la avoir regroupé :)
RépondreSupprimer"Scrarecrow" en Panini voilà qui donne les crocs ;)
RépondreSupprimerSuperbe affiche !!
Merci Maïtre A
Merci Anacho....
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