La revue Oliver,
publiée par les éditions Impéria (basées à Lyon), est un grand classique
du "petit format" (ou BD de poche) qui a marqué l'histoire de la
bande dessinée populaire en France.
Voici les
informations essentielles à retenir sur cette série :
1. Le Personnage :
Un Robin des Bois qui ne dit pas son nom
Bien que la série
mette en scène les aventures de Robin des Bois, le héros a été renommé Oliver
lors de son passage en France.
- Pourquoi ? Principalement pour des
questions de droits et pour différencier cette version des autres
adaptations du célèbre hors-la-loi déjà présentes sur le marché français.
- L'univers : On y retrouve tous les
codes de Sherwood, mais avec des noms modifiés : Petit Jean devient Egon
et le Frère Tuck devient Toominey.
2. Publication et
Format
La longévité de la
revue est impressionnante, couvrant presque trois décennies :
- Période : De février 1958 à décembre
1986.
- Nombre de numéros : 471 numéros (auxquels
s'ajoutent environ 80 recueils).
- Format : Typique du "petit
format" Impéria, soit 13 x 18 cm.
- Évolution de la pagination :
- 68 pages jusqu'au n°322.
- 132 pages jusqu'au n°435.
- 196 pages pour les derniers
numéros.
3. Origines et
Auteurs
La série est une
adaptation de bandes dessinées britanniques, issues notamment de la revue Thriller
Comics (puis Thriller Picture Library).
- Sources : Au début, les histoires
sont importées d'Angleterre. Une fois le stock britannique épuisé, Impéria
a fait appel à ses propres auteurs (souvent espagnols ou italiens) pour
poursuivre les aventures.
- Artistes notables : Les couvertures ont été
réalisées par des maîtres du genre comme Septimus ou Derek Eyles.
Pour les dessins intérieurs, on retrouve des signatures comme Carlos
Laffond.
4. Contenu et
Séries annexes
Si Oliver était la
tête d'affiche, la revue proposait souvent d'autres récits pour compléter la
pagination (en "back-up") :
- On y trouvait des récits de
chevalerie, de pirates ou d'autres héros historiques (Le Cid, Arthur,
etc.).
- La série est passée du noir et blanc pur à une présentation plus dense au fil des années, typique de l'essoufflement du genre petit format dans les années 80.
