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samedi 11 juillet 2026

SPATIAL 11

 


Spatial N°11 : Nouvelle formule cartonnée, onirisme de Higgins et vertiges cosmiques !



Grâce aux numérisations impeccables de KRAVEN64, nous explorons aujourd'hui le onzième numéro de Spatial. Publié en 1980 par les Éditions Michel Deligne, ce volume marque un tournant historique pour la revue en inaugurant sa toute nouvelle formule : un luxueux format cartonné trimestriel qui hisse le titre au rang d'album de prestige.

Acte I : L'onirisme de David Higgins en couverture et un sommaire prestigieux



Pour baptiser cette nouvelle ère, Michel Deligne confie la couverture à l'artiste peintre britannique David Higgins. Sa toile est une splendeur de fantasy onirique et diaphane : au premier plan, une jeune femme sauvage évolue au cœur d'une végétation fantastique et de champignons géants, tandis qu'à l'arrière-plan s'élève une cité d'or et de cristal minutieusement ciselée, flottant au-dessus des nuages sous un soleil pâle. Un univers d'une beauté irréelle qui capte immédiatement le regard.

L'éditorial de ce numéro d'automne dresse un portrait complet de Higgins, révélé au public en 1974 lors d'un concours de la revue SF Monthly, et dont l'imaginaire s'inspire de maîtres tels qu'Ed Powers ou Chris Foss. À ses côtés, le sommaire annonce un véritable défilé de grands noms de la bande dessinée européenne et internationale.

Acte II : Alchimie, mystère et interrogatoires tendus

Les premiers récits de l'album nous plongent dans des ambiances sombres et psychologiques :

  • À Dieu va... : Écrit et dessiné par Yves Bordes, ce récit s'ouvre dans le secret d'un laboratoire de briques. Un vieux scientifique, hanté par le poids des années, tente le tout pour le tout en absorbant une mixture fluorescente de sa composition. Une expérience graphique saisissante, portée par des contrastes chromatiques intenses.



  • Le Bal du Rat Mort : La grande saga signée Jan Bucquoye et Jean-François Charles se poursuit avec une tension psychologique à son comble. Dans le cabinet du docteur Buxtenaerts, l'interrogatoire de l'inspecteur dérape. Hanté par des visions de rats morts, le patient refuse de coopérer et bascule dans la fureur avant que deux infirmiers ne pénètrent dans la pièce pour le maîtriser de force.



  • Flash Gordon : L'Élixir de Jouvence : Le grand dessinateur américain Al Williamson nous offre une merveille d'aventure classique en noir et blanc. Aux commandes d'une fusée étincelante survolant le continent de Tropica sur la planète Mongo, Flash Gordon, Dale Arden et le docteur Zarkov se préparent à rejoindre Mingo City pour mener à bien leur mission pour la Terre.



Acte III : La parole à la critique et le retour de Slot-Barr

La revue conserve ses précieux espaces de réflexion avant de repartir vers le grand spectacle spatial :

  • Astralement Vôtre : Dans sa chronique, Toïno revient en détail sur le Festival BD de Clichy d'avril 1980. Il en profite pour livrer ses coups de cœur éditoriaux du moment, s'attardant sur le chef-d'œuvre HP et Giuseppe Bergmann de Milo Manara, la puissance du western Comanche de Hermann et Greg, ou encore la poésie mélancolique des Celtiques d'Hugo Pratt.

  • Slot-Barr – Chapitre XI : Le chef-d'œuvre de Ricardo Barreiro et Francisco Solano López prend une tournure dramatique et mystérieuse. Intitulé Le Monstre du Passé..., ce chapitre débute dans le vide sidéral où croise un inquiétant vaisseau spatial rouge, marqué d'une croix gammée et immatriculé V-5. Aux commandes de son appareil, le protagoniste avance vers la rupture de "Moebius", tout en redoutant d'être pris en chasse par les patrouilleurs de la Confédération.

Acte IV : Ombres japonaises, angoisse intime et menaces souterraines

La dernière partie de l'album explore la diversité des styles graphiques de l'écurie Deligne :

  • Hito le Banni : Le dessinateur Marc Michetz déploie la virtuosité de son encrage noir et blanc dans une page d'action d'une rare violence au cœur du Japon féodal. Au milieu des intrigues de samouraïs et de nobles seigneurs, la confrontation éclate dans l'intimité d'un pavillon de bois, se soldant par une attaque fulgurante et mortelle au stylet.

  • C'est l'Heure : Une planche d'ambiance purement expressionniste signée Philippe Berthet. Jouant sur un gaufrier de cases verticales et un motif obsessionnel de rayures noires et blanches, l'auteur met en scène un vieil homme en robe de chambre, cloîtré dans son fauteuil aux côtés de son chat noir, guettant avec une angoisse palpable une visite imminente.

  • Le Monstre de Tanga : Ce récit de science-fiction rétro dessiné par l'Italien Edgardo Bagnoli nous entraîne dans les laboratoires secrets d'une base militaire. Le corps du savant Ebor, tombé en léthargie, est soumis aux effets d'étranges rayons désintégrateurs tandis que ses pairs découvrent un mystérieux message gravé sur une tablette de cire, annonçant un voyage extraordinaire vers le centre de la Terre.

Le chef-d'œuvre de la quatrième de couverture

Pour clore ce premier volume de la nouvelle formule, l'album s'offre un splendide bouquet final visuel en quatrième de couverture avec une œuvre peinte signée par l'artiste espagnol Miguel Higo. Dans un cosmos flamboyant et saturé de planètes multicolores, une fusée futuriste traverse l'espace tout en pulvérisant d'un rayon laser le tableau de la Joconde, suspendu au milieu du vide dans son cadre de bois. Une vision surréaliste, provocante et spatiale qui résume à elle seule l'esprit de la revue.



Le passage au format album cartonné est une réussite totale pour Spatial. En offrant un écrin de prestige à des artistes de la trempe de Solano López, Williamson, Michetz ou Berthet, Michel Deligne confirme son rôle de passeur incontournable entre la grande tradition de la bande dessinée et les expérimentations graphiques des années 1980.

Un grand merci à KRAVEN64 pour le partage de ces trésors d'archives !

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19 commentaires:

  1. Grand merci Kraven64 ... et Anacho...!

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  2. merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci 11 fois Kraven 64 (Biarritz ?)

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  3. Merci beaucoup à kraven64 et Anacho. Bon week-end à tous à l'ombre.

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  4. Un grand merci pour cet excellent billet.

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  5. personne pour me répondre ici ?
    https://bdmagexhumator.blogspot.com/2026/05/oliver-185-187-189-190-191-193-194-195.html

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  6. Bonjour. Merci à Kraven64 et à Anacho. Bon weekend à toutes et tous.

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  7. Un tout grand merci a Kraven et a Anacho pour m’avoir fait decouvrir cette serie de bd passionante

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  8. Un grand merci à Kraven et Anacho !

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  9. Magnificos x 10 + 1 = 11 Magnificos

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  10. Superbe 11 !!
    Merci à Kraven64 et Maître A está de vacaciones...

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  11. Merci Kraven64 et Anacho pour ce prestigieux album.

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Un petit merci et quelques mots font toujours plaisir, alors ne soyez pas timides ^^