La BD Oliver
des éditions Impéria est une série d'aventures publiée de 1958 à 1986, inspirée
du mythe de Robin des Bois, mais adaptée dans une version britannique où le
🏹 Origines et contexte éditorial
- Éditeur : Impéria, maison française
spécialisée dans les petits formats populaires.
- Première parution : février
1958,
avec le numéro 1 intitulé La sorcière de Withfield.
- Dernier numéro : décembre
1986,
soit près de 30 ans de publication continue.
📚 Format et contenu
- Format poche : 13 x 18 cm, typique des BD populaires
de l’époque.
- Nombre de numéros : 471, auxquels s’ajoutent 80
recueils regroupant plusieurs épisodes.
- Pagination évolutive :
- Jusqu’au n°322 : 68 pages
- Jusqu’au n°435 : 132 pages
- Jusqu’à la fin : 196 pages
🧝♂️ Le personnage d’Oliver
- Inspiré de Robin des Bois,
mais adapté pour le public francophone sous le nom d’Oliver.
- Les récits se déroulent dans
un univers médiéval britannique, avec des intrigues de cape et d’épée, des
combats contre l’injustice, et des aventures dans la forêt de Sherwood.
- Le changement de nom visait
à différencier cette version des autres adaptations de Robin des Bois
disponibles sur le marché.
🎨 Création artistique
- Scénario et dessin :
collectif,
souvent non crédité, comme c’était courant dans les productions Impéria.
- Illustrations en noir et blanc, avec des couvertures signées par des artistes comme Septimus, Scott, Derek Eyles ou Rino Ferrari.
L'Anecdote : La Fierté Brisée à Loudoun Hill (10
mai 1307)
Le contexte : Robert the Bruce, le « Roi
Hors-la-Loi »
Robert the Bruce avait été couronné roi d'Écosse en mars 1306, mais il a rapidement subi une série de défaites dévastatrices contre les Anglais.
Après le désastre de la bataille de Methven en juin 1306, où il fut trahi par les conventions chevaleresques par son adversaire, Aymer de Valence, comte de Pembroke, Bruce fut contraint de fuir et de se cacher.
Ses frères capturés et exécutés, et lui-même déclaré hors-la-loi par le roi Édouard Ier d'Angleterre.
Le Retour et la Vengeance
Revenu
d'exil au début de 1307, Bruce s'engage dans une guerre de guérilla,
évitant l'affrontement direct. Cependant, après un succès initial à Glen Trool,
il est finalement mis au défi par son vieil ennemi, Aymer de Valence, qui
dirige une force anglaise de près de 3 000 hommes. Bruce, qui n'a qu'une
petite armée de 500 à 600 lanciers et piquiers, accepte le défi, mais
seulement à un endroit et à un moment qu'il a choisi : la plaine au pied de Loudoun
Hill, en Ayrshire, le 10 mai 1307.
L'Ingéniosité Tactique à Loudoun Hill
L'« anecdote » réside dans la préparation minutieuse du terrain par Bruce, démontrant qu'il avait retenu la dure leçon de Methven.
L'Utilisation du Terrain : Bruce choisit délibérément un lieu où les marécages profonds (ou morasses) encadrent la plaine, ne laissant qu'une bande de terre ferme d'environ 450 à 500 mètres de large. Ce terrain était idéal pour son infanterie, mais catastrophique pour la cavalerie lourde anglaise, qui constituait leur principal atout.
Les Pièges Cachés : Pour rendre le goulot d'étranglement encore plus mortel, Bruce a fait creuser des tranchées (ou fossés) parallèlement aux marécages, orientées vers l'intérieur. Ces tranchées étaient recouvertes de terre et de broussailles, cachant des pieux en bois pour piéger et désorganiser la charge de la cavalerie.
La Charge Canalée : Au lieu d'avoir à affronter toute l'armée anglaise sur un large front, Bruce a forcé la puissante cavalerie à se canalisée en colonnes étroites pour se jeter dans le piège qu'il avait préparé.
Le Schiltron : Derrière ses fortifications, Bruce disposa ses hommes en schiltrons (formations de cercles ou de carrés compacts de piquiers), une tactique d'infanterie écossaise déjà rendue célèbre par William Wallace, les rendant impénétrables à la charge.
Au matin du 10 mai 1307, l'air était frais mais les cœurs anglais brûlaient d'impatience. Aymer de Valence, Comte de Pembroke, chevauchait à la tête de sa puissante force, impétueuse et confiante.
Face à eux, sur la mince bande de terre ferme qu'ils allaient devoir traverser entre deux vastes marécages, se tenait la petite armée de Robert the Bruce, postée derrière des monticules de terre, brandissant une forêt de piques.
De Valence s'arrêta, regardant avec mépris le « Roi Hors-la-Loi » et ses quelques centaines de fantassins. Il s'adressa à ses commandants, sa voix portant l'assurance d'une victoire imminente :
Aymer de
Valence : «
Regardez-les ! Bruce n’a rien appris depuis Methven ! Il se dresse face à nous,
sur un champ de bataille ouvert, avec une poignée de fermiers armés de bâtons !
Le misérable croit qu’il peut défier la fleur de la chevalerie anglaise ? C'est
une folie ! Chargez ! Écrasez-le comme un insecte avant même qu’il n’ait le
temps de regretter sa trahison ! Aujourd'hui, l'Écosse se rendra, et Bruce
paiera pour son sacrilège ! »
Les
chevaux les plus rapides atteignirent les premières lignes écossaises, mais le
sol, soigneusement piégé par Bruce, ne céda pas sous leur poids comme un
marécage, mais se déroba. Les sabots s'enfoncèrent dans les tranchées
cachées (les fossés creusés par Bruce, dissimulés sous l'herbe).
Le choc
fut terrible. Les chevaux de tête hennirent de douleur, s'empalant sur les
pieux dissimulés ou chutant lourdement. Les cavaliers derrière, pris dans
l'élan, ne purent s'arrêter, percutant leurs camarades et créant une masse
chaotique de chair, de métal et de boue. Au milieu du chaos, un chevalier
anglais tombé criait, submergé par la panique :
Chevalier Anglais (hurlant de confusion) : « Par Dieu, c’est une trappe ! Le sol... Il a miné le terrain ! Mon cheval est brisé ! Nous ne pouvons pas avancer ! Nous sommes embourbés ! Retraite ! C'est une boucherie ! »
Pendant ce temps, à l'arrière de ses propres lignes, posté sur une légère élévation, Robert the Bruce observait le désastre calculé de la charge. Il avait patiemment attendu que la cavalerie soit suffisamment désorganisée par ses défenses passives. Le moment était venu. Il brandit son épée.
Robert
the Bruce (voix forte et calme, s'adressant à ses lanciers) : « Regardez l'orgueil
d'Angleterre brisé par la terre d'Écosse ! Ils sont en désarroi, sans élan ni
formation ! Leur impétuosité les a perdus ! L'heure est venue, mes
frères ! En avant, Écosse ! Frappez sans pitié ! Pour l'indépendance et pour
la vengeance ! »
Les Schiltrons écossais, ces hérissons de piques et de lances, sortirent de leurs retranchements et s'avancèrent méthodiquement dans la masse d’hommes et de chevaux piégés. Les Anglais, désorganisés, incapables de manœuvrer et d'utiliser la puissance de leur cavalerie, furent taillés en pièces.
La bataille fut brève et sanglante. Aymer de Valence, humilié et échappant de justesse à la capture, s'enfuit avec les restes de son armée.
Pour Robert the
Bruce, le « Roi Hors-la-Loi », la victoire de Loudoun Hill n'était pas
seulement une bataille gagnée, c'était le symbole que son retour était
définitif et que son destin était de regagner sa couronne.
N’oubliez pas de remercier…
























MERCI !
RépondreSupprimerMerci à Pascal ... et à Lulu pour sa très intéressante fiche ..!.
RépondreSupprimerOliver de terre ! merci !!!!!!!!!!!!!!!
RépondreSupprimerUn cousin de Chak de Palar sans doute ! Mais ne serait-ce pas "De Ter" plutôt ? :)
SupprimerMerci Pascal et lulu !
RépondreSupprimerMerci à Pascal et Lulu
RépondreSupprimerMerci à pascal et Lulu ! Apparemment, Anacho a avalé un clown cette nuit !
RépondreSupprimerLa liste :
https://fromsmash.com/98Q2t9rx83-ct
Merci à Pascal et Lulu.
RépondreSupprimerMerci Pascal et OIiver pour tous ces Lulu. (Euh... Non, je dois me gourer quelque part... Mais merci du fond du coeur tout de même.)
RépondreSupprimerUn grand merci à Pascal et Lulujojo.
RépondreSupprimerMerci beaucoup à Pascal et Lulu.
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour cette fiche.
RépondreSupprimerAlba gu bràth !
RépondreSupprimerMerci à Pascal et Lulu
Bonjour. Merci à pascal et Lulujojo.
RépondreSupprimerMerci beaucoup !
RépondreSupprimerSuper, un grand merci à tous les intervenants pour ce partage.
RépondreSupprimerMerci beaucoup à Pascal et Lulujojo.
RépondreSupprimerMerci Pascal pour le partage et Lulujojo pour cette belle présentation
RépondreSupprimerTrès belle fiche , merci Lulu et merci Pascal.
RépondreSupprimerMerci à Pascal et Lulu.
RépondreSupprimerBonjour le club. Sacrée fiche Lulu ! Je me suis cru dans un récit de P.J. Hérault ! Un régal ! Et question régal, Pascal s'y connaît ! Merci à vous deux.
RépondreSupprimerUn grand merci à Pascal pour son partage et à Lulu sacrée fiche
RépondreSupprimerMerci à Pascal pour les scans et Lulu pour la fiche.
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