L’année 1948 marque un tournant décisif pour Le Journal de Tintin, qui s’ouvre enfin au public français. Tandis que l’édition belge poursuit son développement régulier du numéro TB01/48 au TB53/48, l’édition française voit le jour avec ses dix premiers numéros, au format identique mais dotés d’une personnalité propre.
Contrairement à Spirou, dont les versions belge et française restent proches, Tintin adopte pour chaque pays un contenu bien distinct. La version française, reconnaissable à sa couverture sobre dominée par le titre rouge “TINTIN” et l’image du reporter à la valise, s’installe dès ses débuts comme une publication autonome.
L’édition belge conserve son rythme hebdomadaire et son format 21 sur 29,5 centimètres. Le nombre de pages passe de seize à vingt à partir du numéro 38, tandis que certains fascicules spéciaux, comme celui de Pâques, en comptent vingt-quatre. La richesse éditoriale s’accroît considérablement, et le journal devient une véritable vitrine du talent belge. En plus de Tintin au pays de l’or noir et de Jo, Zette et Jocko avec Le Stratonef H22, Hergé ravive aussi le souvenir de Popol et Virginie au pays des lapinos. Edgar P. Jacobs poursuit Le Secret de l’Espadon, Paul Cuvelier signe La prodigieuse invention du professeur Hyx et Corentin, tandis que Jacques Martin introduit pour la première fois Alix l’Intrépide, une création appelée à devenir mythique.
Autour de ces piliers, la diversité est au rendez-vous : Étienne Le Rallic multiplie les aventures de Teddy Bill et illustre Leclerc, soldat de légende ; Jacques Laudy transporte ses lecteurs en Orient avec Hassan le voleur de Bagdad ; et Willy Vandersteen fait entrer Bob et Bobette dans les pages du magazine avec Le Fantôme espagnol. Ces ajouts confirment que Tintin n’est plus seulement un journal autour d’un héros, mais un véritable carrefour de la bande dessinée européenne.
Les pages rédactionnelles conservent leur ton curieux et pédagogique, avec des rubriques foisonnantes comme Belle histoire des arts, Chronique du rail, Entretiens du capitaine Haddock, Tintin au cinéma ou Trucs et ficelles. L’ensemble respire le dynamisme d’une revue qui accompagne la jeunesse dans la découverte du monde moderne.
En 1948, Le Journal de Tintin devient un phénomène éditorial : à la fois enraciné en Belgique et désormais présent en France, il impose un style, une exigence et un univers partagé entre aventure, culture et humour. L’“hebdomadaire des jeunes de 7 à 77 ans” entre ainsi pleinement dans son âge d’or.
Merci et BA 2026.RF.
RépondreSupprimerBonjour à tous,
RépondreSupprimerMerci Anacho et bonne année 2026.
Un bon mardi à tous!
Grand Merci Anacho !!!!!!!
RépondreSupprimerMerci Anacho
RépondreSupprimerGrand merci
RépondreSupprimerMerci à Anacho
RépondreSupprimerUn grand merci sans mousse.
RépondreSupprimerBonjour à tous,je remercie Anacho pour cette belle série et le travail éffectué.
RépondreSupprimerPar la présente,je vous souhaite une bonne année 2026,avec de belles publications ,comme par exemple : Billy Boule 🙂
Merci.
Tintinissime !!
RépondreSupprimerL’“hebdomadaire des jeunes de 7 à 77 ans”, bientôt la limite :(
Merci Maître A
Bonjour le club et merci Anacho pour cette nouvelle fournée du JdT
RépondreSupprimerQuelle belle trouvaille (et un beau cadeau). Merci !
RépondreSupprimerUn grand merci Anacho
RépondreSupprimerHé vlan, Anacho commence l'année à fond les ballons, en nous offrant une multitude de JDT (éditoin Belge), Merci mon potos. LOL
RépondreSupprimerGrand merci pour la suite.
RépondreSupprimerMerci beaucoup Anacho
RépondreSupprimerMerci Anacho pour ces Tintin.
RépondreSupprimerMerci Sieur Anacho ! et Bonne Année à tous, les amis !
RépondreSupprimerMerci Anacho
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