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samedi 7 février 2026

Espace 1953 N°4 (série 1)



les petits formats SF des années 50… tout un monde.


Avec ESPACE – 1re série (SFPI), on est en plein dans cette tradition populaire, nerveuse, bricolée avec passion, qui a nourri des générations de lecteurs bien avant que la science-fiction ne devienne un genre “respectable”.


À l’époque, ESPACE n’est pas pensé comme une série d’auteurs ou une œuvre suivie, mais comme un réservoir d’aventures : récits courts ou semi-longs, souvent importés ou adaptés, où l’exotisme cosmique, le danger permanent et l’émerveillement priment sur la continuité. Fusées effilées, lunes hostiles, planètes étranges, savants téméraires et héros intrépides composent un imaginaire immédiatement lisible. Le dessin est direct, efficace, parfois sommaire, mais toujours au service de l’action. On va droit au but : chaque page doit accrocher, chaque couverture doit vendre du rêve.



Ces fascicules petit format, publiés par la SFPI, s’inscrivent pleinement dans la culture kiosque de l’après-guerre. Ils sont bon marché, vite lus, souvent manipulés jusqu’à l’usure. Leur force est là : une science-fiction d’instinct, sans prétention littéraire, mais incroyablement fertile. Beaucoup de lecteurs français ont découvert l’espace, les aliens et les mondes lointains par ce biais, bien avant Pilote ou Métal Hurlant.

Et puis il y a ce numéro 4 : La Deuxième Lune. Typiquement le genre de titre qui promet déjà l’essentiel : mystère astronomique, aventure scientifique et menace inconnue. La couverture — spectaculaire et légèrement naïve — fait le travail : une lune étrangère, une situation de péril immédiat, des personnages saisis dans l’instant. On sent l’héritage du pulp américain, réinterprété avec une sensibilité européenne. L’histoire, sans révolutionner le genre, condense parfaitement l’esprit de la série : exploration, danger, dépaysement total, le tout en une poignée de planches.


Aujourd’hui, ESPACE se lit moins comme une œuvre isolée que comme un témoignage précieux. Celui d’une époque où la science-fiction se consommait sur le coin d’une table, entre deux journaux, et où l’imaginaire compensait largement les moyens limités. Le numéro 4, comme les autres, vaut autant pour ce qu’il raconte que pour ce qu’il représente : un fragment d’histoire de la BD populaire, brute, inventive, et profondément attachante.

Un de ces petits formats qu’on ne lit pas seulement avec les yeux… 

mais aussi avec la nostalgie


scanneur inconnu....



4 commentaires:

  1. Merci Anacho ! Excellent les extra-terrestres verts ! MDR ! La liste :
    Par contre les numéros que j'ai ont des marges blanches à droite et à gauche sur la couv, donc si vous avez mieux, je suis preneur
    https://fromsmash.com/z0pyHLWFdv-ct

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  2. Bonjour à tous,
    Merci au scanneur inconnu et à Anacho.
    Belle fin de semaine à tous!!!

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Un petit merci et quelques mots font toujours plaisir, alors ne soyez pas timides ^^