Pages

RECHERCHEZ SUR LE BLOG :

Rechercher dans le Blog


 LE BÉABA DU PARTAGE...

 CLIQUEZ SUR LE LIEN SVP 

mercredi 29 juillet 2026

"Oliver - 074 à 186 — Éditeur : Impéria, Lyon | BdMagExhumator" - Fiche complète + tous les numéros à télécharger."

 


Fiche synthétique

  • Titre : Oliver
  • Éditeur : Impéria, Lyon
  • Genre : aventure médiévale, cape et épée
  • Héros : adaptation française de Robin des Bois
  • Début : février 1958
  • Fin : décembre 1986
  • Nombre généralement retenu : 471 numéros
  • Recueils : environ 80
  • Format : environ 13 × 18 cm
  • Impression : intérieur principalement en noir et blanc, couverture en couleurs
  • Origines des récits : Royaume-Uni, puis productions françaises, espagnoles et italiennes
  • Principale source britannique : Thriller Picture Library.

Oliver, la longue aventure médiévale des éditions Impéria

Oliver est une revue française de bande dessinée au format de poche, publiée à Lyon par les éditions Impéria à partir de février 1958. Elle appartient à l’âge d’or des « petits formats », ces fascicules bon marché vendus en kiosque, généralement imprimés en noir et blanc sous une couverture en couleurs.

La collection complète compte 471 numéros, du no 1 de février 1958 au no 471 de décembre 1986, auxquels s’ajoutent environ 80 recueils regroupant plusieurs fascicules. Certaines bases ne recensent que 456 numéros, ce qui semble provenir d’un catalogage incomplet ou d’une distinction entre différentes phases éditoriales. Le décompte de 471 numéros est celui retenu par la Bédéthèque.

Qui est réellement Oliver ?

Malgré son nom, Oliver est essentiellement une version française de Robin des Bois.

Les premières histoires proviennent principalement de la revue britannique Thriller Picture Library, publiée au Royaume-Uni entre 1951 et 1963. Impéria acheta et adapta plusieurs épisodes consacrés à Robin Hood. Pour l’édition française, le héros fut rebaptisé Oliver, probablement afin de différencier cette publication des nombreuses autres séries françaises utilisant déjà le nom de Robin des Bois.

Dans les récits, Oliver conserve cependant tous les attributs du héros de Sherwood :

  • il combat les seigneurs cruels et les représentants corrompus du pouvoir ;
  • il protège les paysans et les opprimés ;
  • il utilise principalement l’arc, mais aussi l’épée ;
  • il affronte soldats normands, shérifs, mercenaires et conspirateurs ;
  • ses aventures se déroulent dans l’Angleterre médiévale, souvent sous les règnes de Richard Cœur de Lion et de Jean sans Terre.

Oliver est donc moins un personnage totalement nouveau qu’une adaptation française, progressivement enrichie par de nouveaux récits produits spécialement pour Impéria.

Les origines britanniques

Les premiers numéros reprennent des récits de Robin Hood publiés dans Thriller Picture Library. Selon les travaux bibliographiques consacrés aux petits formats, ces adaptations britanniques apparaissent surtout dans les 76 premiers numéros d’Oliver.

Thriller Picture Library proposait des récits complets d’aventure historique, de cape et d’épée, de pirates et de hors-la-loi. Robin des Bois y occupait une place importante, aux côtés d’autres héros comme Dick Turpin, Rob Roy, Quentin Durward ou la Flèche noire.

Parmi les dessinateurs britanniques ou travaillant pour les éditeurs britanniques, on retrouve notamment :

  • Reg Bunn, connu pour ses épisodes de Robin Hood et plus tard pour The Spider ;
  • Derek Eyles, auteur de plusieurs pages-titres et illustrations ;
  • Armando Monasterolo, dessinateur italien travaillant pour Fleetway ;
  • Ruggero Giovannini ;
  • Eduardo Coelho ;
  • Jesus Blasco ;
  • Patrick Nicolle ;
  • John Millar Watt.

Une production devenue franco-espagnole

Le stock d’histoires britanniques ne pouvait pas alimenter une revue pendant près de trente ans. Impéria fit donc réaliser de nouveaux épisodes par des dessinateurs français, italiens et surtout espagnols.

Le dessinateur espagnol Jaime Juez est fréquemment associé à la longue période française d’Oliver. Plusieurs récits produits pour Impéria furent d’ailleurs repris en Espagne en 1980 sous le titre Robin Hood.

Les épisodes d’Oliver n’ont donc pas tous la même origine. La série mélange :

  1. des traductions et adaptations britanniques ;
  2. des remontages de récits étrangers ;
  3. des épisodes spécialement commandés par Impéria ;
  4. des rééditions d’histoires déjà publiées.

Cette diversité explique les variations importantes de dessin, de narration et de représentation du héros selon les périodes.

Le format de la revue

Oliver paraît dans le format classique des publications Impéria :

  • environ 13 × 18 cm ;
  • couverture souple en couleurs ;
  • intérieur principalement en noir et blanc ;
  • diffusion en kiosque ;
  • périodicité généralement bimensuelle, avec certaines évolutions au cours de la collection.

Le nombre de pages augmente progressivement :

  • environ 68 pages jusqu’au no 322 ;
  • environ 132 pages du no 323 au no 435 ;
  • environ 196 pages pour les derniers numéros.

Le no 307, paru en juillet 1971, est par exemple décrit comme un fascicule broché de 64 pages au format 130 × 180 mm. Le no 328, publié en août 1972, compte déjà 128 pages.

Cette augmentation du nombre de pages correspond à une évolution fréquente des petits formats. Lorsque les ventes diminuaient, les éditeurs publiaient des fascicules plus épais, comprenant davantage de rééditions, mais paraissant moins souvent.

Les couvertures

Les couvertures constituent aujourd’hui l’un des principaux attraits de la collection.

Elles montrent généralement Oliver :

  • tirant à l’arc ;
  • combattant à l’épée ;
  • s’échappant d’un château ;
  • affrontant des chevaliers ;
  • délivrant un prisonnier ;
  • participant à des batailles ou à des sièges.

Le personnage est reconnaissable à sa tunique verte ou rouge, son bonnet à plume et son allure de héros de cape et d’épée.

Parmi les illustrateurs de couverture figure notamment Rino Ferrari, artiste très actif chez Impéria. Sa bibliographie mentionne des couvertures d’Oliver entre 1958 et 1979, mais également celles de nombreux autres titres de l’éditeur, comme Jim Canada, Kit Carson, Kalar et Panache.

Les couvertures tardives emploient souvent des couleurs très vives, un fond jaune et un grand logo bleu entouré de rouge et de blanc, comme sur les exemplaires que vous avez joints.

Les histoires et l’univers

Les récits reposent sur une formule classique, mais efficace :

  • un noble ou un officier opprime une population ;
  • Oliver découvre une trahison ou un complot ;
  • un personnage innocent est capturé ;
  • Oliver et ses compagnons s’introduisent dans un château ;
  • une poursuite, un duel ou une bataille termine l’épisode ;
  • le véritable coupable est démasqué.

Certains épisodes utilisent des éléments historiques, comme les croisades, les luttes entre Saxons et Normands ou le retour de Richard Cœur de Lion. Néanmoins, Oliver reste avant tout une série d’aventures populaires. La fidélité historique passe après l’action, les évasions, les duels et les rebondissements.

Les titres annoncent clairement cette orientation : L’Épée de vaillance, L’Archer vert, La Coupe d’or, Le Sceau de Richard ou L’Enfant au fouet.

La fin de la publication

Oliver disparaît en décembre 1986, en même temps que l’activité éditoriale d’Impéria.

À cette époque, le marché du petit format est en recul. La télévision, les albums cartonnés, les nouvelles formes de loisirs et la baisse de la diffusion en kiosque fragilisent progressivement ces publications. De nombreux titres historiques disparaissent au cours des années 1980.

La durée exceptionnelle d’Oliver, presque vingt-neuf ans, montre néanmoins la popularité durable du personnage et du genre médiéval auprès du lectorat français.











N’oubliez pas de remercier… 

Merci à Guymauve pour ce partage

9 commentaires:

Un petit merci et quelques mots font toujours plaisir, alors ne soyez pas timides ^^