Fiche synthétique
- Titre : Oliver
- Éditeur : Impéria, Lyon
- Genre : aventure médiévale, cape et épée
- Héros : adaptation française de Robin des Bois
- Début : février 1958
- Fin : décembre 1986
- Nombre généralement retenu : 471 numéros
- Recueils : environ 80
- Format : environ 13 × 18 cm
- Impression : intérieur principalement en noir et blanc, couverture en couleurs
- Origines des récits : Royaume-Uni, puis productions françaises, espagnoles et italiennes
- Principale source britannique : Thriller Picture Library.
Oliver, la longue aventure médiévale des éditions Impéria
Oliver est une revue française de bande dessinée au
format de poche, publiée à Lyon par les éditions Impéria à partir de
février 1958. Elle appartient à l’âge d’or des « petits formats », ces
fascicules bon marché vendus en kiosque, généralement imprimés en noir et blanc
sous une couverture en couleurs.
La collection complète compte 471 numéros, du no 1 de
février 1958 au no 471 de décembre 1986, auxquels s’ajoutent environ 80
recueils regroupant plusieurs fascicules. Certaines bases ne recensent que
456 numéros, ce qui semble provenir d’un catalogage incomplet ou d’une
distinction entre différentes phases éditoriales. Le décompte de 471 numéros
est celui retenu par la Bédéthèque.
Qui est réellement Oliver ?
Malgré son nom, Oliver est essentiellement une version
française de Robin des Bois.
Les premières histoires proviennent principalement de la
revue britannique Thriller Picture Library, publiée au Royaume-Uni entre
1951 et 1963. Impéria acheta et adapta plusieurs épisodes consacrés à Robin
Hood. Pour l’édition française, le héros fut rebaptisé Oliver,
probablement afin de différencier cette publication des nombreuses autres
séries françaises utilisant déjà le nom de Robin des Bois.
Dans les récits, Oliver conserve cependant tous les
attributs du héros de Sherwood :
- il combat les seigneurs cruels et les représentants corrompus du pouvoir ;
- il protège les paysans et les opprimés ;
- il utilise principalement l’arc, mais aussi l’épée ;
- il affronte soldats normands, shérifs, mercenaires et conspirateurs ;
- ses aventures se déroulent dans l’Angleterre médiévale, souvent sous les règnes de Richard Cœur de Lion et de Jean sans Terre.
Oliver est donc moins un personnage totalement nouveau
qu’une adaptation française, progressivement enrichie par de nouveaux récits
produits spécialement pour Impéria.
Les origines britanniques
Les premiers numéros reprennent des récits de Robin Hood
publiés dans Thriller Picture Library. Selon les travaux bibliographiques
consacrés aux petits formats, ces adaptations britanniques apparaissent surtout
dans les 76 premiers numéros d’Oliver.
Thriller Picture Library proposait des récits complets
d’aventure historique, de cape et d’épée, de pirates et de hors-la-loi. Robin
des Bois y occupait une place importante, aux côtés d’autres héros comme Dick
Turpin, Rob Roy, Quentin Durward ou la Flèche noire.
Parmi les dessinateurs britanniques ou travaillant pour les
éditeurs britanniques, on retrouve notamment :
- Reg Bunn, connu pour ses épisodes de Robin Hood et plus tard pour The Spider ;
- Derek Eyles, auteur de plusieurs pages-titres et illustrations ;
- Armando Monasterolo, dessinateur italien travaillant pour Fleetway ;
- Ruggero Giovannini ;
- Eduardo Coelho ;
- Jesus Blasco ;
- Patrick Nicolle ;
- John Millar Watt.
Une production devenue franco-espagnole
Le stock d’histoires britanniques ne pouvait pas alimenter
une revue pendant près de trente ans. Impéria fit donc réaliser de nouveaux
épisodes par des dessinateurs français, italiens et surtout espagnols.
Le dessinateur espagnol Jaime Juez est fréquemment
associé à la longue période française d’Oliver. Plusieurs récits produits pour
Impéria furent d’ailleurs repris en Espagne en 1980 sous le titre Robin Hood.
Les épisodes d’Oliver n’ont donc pas tous la même origine.
La série mélange :
- des traductions et adaptations britanniques ;
- des remontages de récits étrangers ;
- des épisodes spécialement commandés par Impéria ;
- des rééditions d’histoires déjà publiées.
Cette diversité explique les variations importantes de
dessin, de narration et de représentation du héros selon les périodes.
Le format de la revue
Oliver paraît dans le format classique des publications
Impéria :
- environ 13 × 18 cm ;
- couverture souple en couleurs ;
- intérieur principalement en noir et blanc ;
- diffusion en kiosque ;
- périodicité généralement bimensuelle, avec certaines évolutions au cours de la collection.
Le nombre de pages augmente progressivement :
- environ 68 pages jusqu’au no 322 ;
- environ 132 pages du no 323 au no 435 ;
- environ 196 pages pour les derniers numéros.
Le no 307, paru en juillet 1971, est par exemple décrit
comme un fascicule broché de 64 pages au format 130 × 180 mm. Le no 328, publié
en août 1972, compte déjà 128 pages.
Cette augmentation du nombre de pages correspond à une
évolution fréquente des petits formats. Lorsque les ventes diminuaient, les
éditeurs publiaient des fascicules plus épais, comprenant davantage de
rééditions, mais paraissant moins souvent.
Les couvertures
Les couvertures constituent aujourd’hui l’un des principaux
attraits de la collection.
Elles montrent généralement Oliver :
- tirant à l’arc ;
- combattant à l’épée ;
- s’échappant d’un château ;
- affrontant des chevaliers ;
- délivrant un prisonnier ;
- participant à des batailles ou à des sièges.
Le personnage est reconnaissable à sa tunique verte ou
rouge, son bonnet à plume et son allure de héros de cape et d’épée.
Parmi les illustrateurs de couverture figure notamment Rino
Ferrari, artiste très actif chez Impéria. Sa bibliographie mentionne des
couvertures d’Oliver entre 1958 et 1979, mais également celles de nombreux
autres titres de l’éditeur, comme Jim Canada, Kit Carson, Kalar et Panache.
Les couvertures tardives emploient souvent des couleurs très
vives, un fond jaune et un grand logo bleu entouré de rouge et de blanc, comme
sur les exemplaires que vous avez joints.
Les histoires et l’univers
Les récits reposent sur une formule classique, mais efficace
:
- un noble ou un officier opprime une population ;
- Oliver découvre une trahison ou un complot ;
- un personnage innocent est capturé ;
- Oliver et ses compagnons s’introduisent dans un château ;
- une poursuite, un duel ou une bataille termine l’épisode ;
- le véritable coupable est démasqué.
Certains épisodes utilisent des éléments historiques, comme
les croisades, les luttes entre Saxons et Normands ou le retour de Richard Cœur
de Lion. Néanmoins, Oliver reste avant tout une série d’aventures populaires.
La fidélité historique passe après l’action, les évasions, les duels et les
rebondissements.
Les titres annoncent clairement cette orientation : L’Épée
de vaillance, L’Archer vert, La Coupe d’or, Le Sceau de
Richard ou L’Enfant au fouet.
La fin de la publication
Oliver disparaît en décembre 1986, en même temps que
l’activité éditoriale d’Impéria.
À cette époque, le marché du petit format est en recul. La
télévision, les albums cartonnés, les nouvelles formes de loisirs et la baisse
de la diffusion en kiosque fragilisent progressivement ces publications. De
nombreux titres historiques disparaissent au cours des années 1980.
La durée exceptionnelle d’Oliver, presque vingt-neuf ans,
montre néanmoins la popularité durable du personnage et du genre médiéval
auprès du lectorat français.
N’oubliez pas de remercier…

MERCI !
RépondreSupprimerMerci Guymauve et Lulujojo
RépondreSupprimerBonjour !!
RépondreSupprimerMerci à Guymauve et Lulujojo !!
Bonne journée !!
Grand merci à Lulu pour tout le mal qu'il se donne pour le bon fonctionnement du blog...!.
RépondreSupprimerOui, mais t'inquiètes il n'est pas tout seul, le blog tourne grâce au collectif.
SupprimerMerci à Guymauve et Lulu
RépondreSupprimerMerci pour le partage
RépondreSupprimerUn grand merci à Guymauve et Lulujojo pour ces inedits
RépondreSupprimerMerci beaucoup à Guymauve et à Lulujojo.
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