Spatial N°5 : L’Apogée du Fantastique et les Adieux de Casque Noir
La collection avance et le ton s'affirme. Dans ce cinquième opus de la revue Spatial, l'éditeur Michel Deligne délaisse les affiches de films pour se concentrer sur l'essence même du magazine : des récits graphiques audacieux et une esthétique qui n'appartient qu'à cette époque charnière.
Acte I : La Guerrière de Crisse prend la pose
C'est Crisse qui signe la couverture de ce numéro avec une illustration vibrante. On y voit une héroïne bondissante, épée à la main, vêtue d'un rose flashy qui tranche radicalement avec le vide spatial et les créatures monstrueuses qui l'épient dans l'ombre. C'est dynamique, coloré, et c'est surtout un prélude parfait à la fin de son aventure, Casque Noir, que l'on retrouve à l'intérieur.
Acte II : Un Sommaire entre "Hier et Aujourd'hui"
Le sommaire est introduit par une magnifique illustration d'Elsdorf intitulée "La prisonnière sur Alfa du Centaure...", fidèle à son style noir et blanc chargé de détails et de chaînes.
Côté histoires, ce numéro est un véritable festin pour les amateurs de raretés :
Slot-Barr : Solano Lopez nous entraîne dans "Le peuple de la bête", une aventure de 16 pages qui confirme le statut de pilier de cette série.
Casque Noir : On arrive à la fin de l'aventure signée Crisse (p. 17). Un moment clé pour les lecteurs qui suivaient la saga depuis le début.
Le coin des auteurs Deligne : On retrouve les incontournables comme Michel Elsdorf avec "Personne ne verra la différence", Maison avec "L'adepte du passé", ou encore Vincent et ses "Reflets".
La pépite rétro : La rubrique Heroic Albums continue de rééditer "La soucoupe volante" avec le chapitre 3, ancrant définitivement la revue dans son ADN de sauvegarde du patrimoine BD.
Acte III : L'esthétique de la solitude
L'une des images marquantes de ce numéro montre une silhouette solitaire, coiffée d'un immense chapeau jaune, assise sur une crête sous un ciel bleu strié. Cette économie de moyens et ce choix de couleurs contrastées illustrent parfaitement la liberté artistique totale qui régnait dans les pages de Spatial. Ici, on ne cherche pas à plaire au plus grand nombre, on explore des ambiances.
Le mot de la fin
Même sans les affiches de films cultes, ce numéro 5 prouve que Spatial tenait debout par la seule force de ses auteurs. C'est un numéro de transition et de confirmation : les séries s'achèvent, les styles s'affinent et la "méthode Deligne" fonctionne à plein régime.
Un grand merci à KRAVEN64 pour ce nouveau partage !
LIENS
La barre est haute pour le numéro 6... Que va-t-on y découvrir ?
Vous le saurez bientôt.... Ou pas...

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