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dimanche 5 juillet 2026

SPATIAL 8



Le retour de Flash Gordon, le choc "Monde Barbare !" et la folie 

Moonraker !

Grâce aux numérisations toujours aussi soignées de KRAVEN64, nous plongeons aujourd'hui dans le huitième numéro de Spatial. Publié en 1979 par les Éditions Michel Deligne, ce volume s'impose comme un sommet graphique absolu, orchestrant une rencontre historique entre la noirceur de la SF argentine, la virtuosité des maîtres américains d'EC Comics et l'effervescence du cinéma spatial de l'époque.



Acte 1 : Une couverture flamboyante et un sommaire en trompe-l'œil

La couverture, signée de main de maître par Dick Matena, donne immédiatement le ton : un guerrier colossal et sauvage, brandissant une masse de pierre sur un astéroïde en lévitation, défie un chevalier high-tech à l'armure dorée sur fond rouge incandescent. Un pur choc visuel.



Michel Deligne joue la carte de l'originalité totale pour le sommaire, entièrement maquetté sous la forme d'une fausse "Une" du célèbre quotidien belge La Dernière Heure. Entre les faits divers fictifs et les encadrés parodiques, on y découvre le menu de ce numéro 8, qui s'annonce exceptionnel.



Acte 2 : Les chefs-d'œuvre de la bande dessinée de genre

Fidèle à la consigne de ne pas diluer l'article, attardons-nous sur les trois véritables piliers graphiques et scénaristiques qui font la valeur historique de ce numéro :

  • Flash Gordon et le Dieu des Hommes-Singes  : Al Williamson est de retour aux dessins, sur un scénario du regretté Archie Goodwin. Williamson, digne héritier d'Alex Raymond, livre des planches d'une élégance rare. La jungle sauvage de Mongo prend vie sous un encrage d'une précision chirurgicale. Une leçon de space-opera classique.



  • Slot-Barr – Chapitre VI : C'est le rendez-vous incontournable de la SF adulte. Le récit de Ricardo Barreiro s'ouvre sur une vue spatiale somptueuse mais tragique de la Terre, devenue une colonie moribonde après un holocauste nucléaire. Le dessin puissant, sombre et ultra-contrasté de Francisco Solano López (le génie derrière L'Éternaute) insuffle une dimension politique et dramatique étouffante.


  • Monde Barbare ! : Un monument pour tous les historiens du Neuvième Art. Ce récit post-apocalyptique commence par l'explosion terrifiante d'une bombe atomique au Nouveau-Mexique. Réalisé par Al Williamson en collaboration étroite avec Angelo Torres, Roy Krenkel et le légendaire Frank Frazetta (sous la houlette du studio de Wallace Wood), c'est un festival d'encrage fouillé et de dynamisme. Du grand art.



Acte 3 : La constellation des récits complets

Autour de ces trois monstres sacrés, le numéro s'enrichit d'une multitude d'univers et de signatures qui complètent à merveille la revue :

  • Accident de Dick Matena et ses cavaliers oniriques.

  • Le Bal du Rat Mort, la suite de l'enquête poisseuse de Charles et Bucquoye.

  • Chroniques des Temps Passés , une curiosité surréaliste signée Cavatch.

  • La Nuit de Guy Clair , un thriller militaire en noir et blanc très rythmé.

  • Chaos 2090 , une dystopie mutante et écologique de Gonzales et Rab.

  • Adaptation , un huis clos psychologique intense par Männken et Barreiro.

  • Hito le Banni  une pause médiévale nippone magistralement encrée par Marc Michetz.

  • Yen, la fable cyberpunk et impitoyable de Cossu.

Acte 4 : Hommage rétro et grand écran

La fin du magazine nous réserve deux superbes respirations éditoriales :

  • L'Hommage à E.P. Jacobs et Floch  : Une magnifique composition circulaire signée Charles Durand. Ce dessinateur stéphanois y accumule avec amour les clins d'œil aux maîtres de la ligne claire (le chat, la Marque Jaune, l'Atlantide).



  • Dossier James Bond 007 :  L'actualité cinématographique de 1979 est marquée par la folie Moonraker. Spatial propose une superbe chronique illustrée de photos de production de United Artists montrant Roger Moore en apesanteur. Le bouquet final est offert par la quatrième de couverture, qui reproduit dans un éclat de couleurs l'affiche américaine peinte par Dan Goozee.



Michel Deligne réussit le tour de force d'équilibrer l'âge d'or américain (Williamson, Frazetta), la modernité de la BD argentine engagée (Solano López, Barreiro) et les jeunes talents franco-belges (Cossu, Michetz, Charles). Une pièce maîtresse de collection qu'on ne se lasse pas de redécouvrir.

Un immense merci à KRAVEN64 pour le partage de ces scans impeccables !


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16 commentaires:

  1. Grand merci Anacho ! La liste :
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  2. J'adore vraiment ces numéros incomparables. Superbe travail de scan et retouche. Merci KRAVEN64 pour tes partages

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  3. Grand merci à Kraven64 ... et à Anacho de nous les partager...!

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  4. Merci beaucoup, Kraven et Anacho.

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  5. Un grand merci à Anacho et à Kraven64 pour ce partage dominical.

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  6. Merci beaucoup à kraven64 et Anacho. Bon dimanche à tous.

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  7. Un grand merci a Kraven et a Anacho petit probleme Pixeldrain est inacessible et 1 fichier encore pire

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    1. salut Serge, je viens de faire et aucun problème.... ton provider surement

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    2. Téléchargement OK ici (Pixeldrain) il ya a quelques minutes.

      Merci pour ce partage (Flash Gordon, pas encore lu).

      Bon dimanche.

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    3. Voila c’est enregistre trop de demande peu etre merci a vous deux

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  8. Bonjour. Merci à Kraven64 et Anacho. Bon dimanche.

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  9. Merci beaucoup à kraven64 et à Anacho.

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Un petit merci et quelques mots font toujours plaisir, alors ne soyez pas timides ^^