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jeudi 1 janvier 2026

Panache - 091 - 130 - 166 - 169- 171 - 173 - 174 - 175 - 176 - 181

 




Le 1er janvier 1945, Opération Bodenplatte.

Le 1er janvier 1945, Opération Bodenplatte,

Le plan était audacieux, presque désespéré. Lancer des centaines d'avions pour frapper les aérodromes alliés par surprise et détruire leurs avions au sol, dans l'espoir de regagner la supériorité aérienne perdue. La météo, jusqu'alors exécrable et limitant les opérations aériennes alliées, s'était miraculeusement améliorée, offrant une fenêtre d'opportunité. Cependant, cela signifiait aussi que les Allemands devaient voler à très basse altitude pour éviter les radars ennemis, à quelques dizaines de mètres au-dessus des cimes des arbres et des champs enneigés.


Duel au-dessus de Saint-Trond : Le Mustang contre le Focke-Wulf

Le vol à très basse altitude

Les chasseurs allemands décollent et se regroupent dans le ciel pâle de l'aube. Ils se dirigent vers l'ouest en volant à quelques mètres du sol, suivant des routes et des vallées, évitant les villes et les zones de DCA alliée. L'objectif est d'arriver sur Saint-Trond sans être repérés. Le vol est extrêmement dangereux et éprouvant pour les pilotes, car ils doivent naviguer avec précision dans un paysage brumeux et enneigé, sous la menace constante des pylônes électriques, des arbres et des tirs amis de la Wehrmacht, qui n'est pas au courant de l'opération.

                                  



Le vol se déroule dans un silence radio absolu, les pilotes n'utilisant leurs radios que pour des communications minimales et codées. La tension est palpable dans chaque cockpit.

L'arrivée et le duel au-dessus de Saint-Trond


Vers 9h10, le groupe allemand arrive en vue de l'aérodrome de Saint-Trond. Mais la surprise n'est pas totale. Contrairement à d'autres bases alliées, Saint-Trond est sur ses gardes. Les pilotes américains du 404th et du 48th Fighter Group se préparent déjà pour leurs missions de routine. Les Allemands s'attendent à un "terrain de jeu" rempli d'avions immobiles, mais ils découvrent une base bien défendue.







Le vrombissement de leurs moteurs, qui avait été à peine audible pendant leur vol à basse altitude, est devenu un rugissement assourdissant au moment où ils ont piqué vers l'aérodrome. Les pilotes ont brisé leur silence radio pour les dernières instructions, mais la surprise, bien qu'initialement efficace, n'a pas duré. La DCA américaine sur la base de Saint-Trond n'était pas endormie.

La riposte de la DCA alliée


La DCA (Défense Contre Avions) américaine, composée d'unités d'artillerie et de mitrailleurs, a réagi avec une efficacité redoutable. Des tirs de canons de 40 mm et de mitrailleuses de calibre .50 ont immédiatement criblé le ciel, créant un mur de plomb et d'explosions.

 

 







La riposte des Mustang P-51


Le capitaine Jack "Smokey" Jones, pilote de P-51 Mustang de la 352e Escadre de Chasse, avait sauté dans son avion dès les premières explosions. Son mécanicien avait réussi à démarrer le moteur en un temps record. En décollant, il avait vu la piste ravagée et des avions alliés en flammes.

Jack (à la radio) : "Mayday, Mayday ! Nous sommes sous attaque lourde ! La base est un chaos. Je décolle, cherchant la couverture."







Sa voix était coupée par l'énorme vacarme des explosions et des tirs. Le lieutenant Pete "Lucky" Evans, son ailier, venait de décoller derrière lui, son Mustang se cabrant dangereusement.

Pete : "Je te vois, Smokey ! Ils sont partout ! Il y a un 190 à tes 6 heures !"








Jack tira brusquement sur son manche. Il sentit le Mustang répondre avec sa puissance habituelle, l'avion s'élevant dans le ciel gris. Il aperçut le Focke-Wulf de l'ennemi, un chasseur trapu et dangereux, qui le poursuivait. Le pilote allemand était un vétéran. Il manœuvrait avec une précision chirurgicale, évitant les tirs de la DCA et les autres chasseurs alliés qui décollaient.








Le pilote allemand, le lieutenant Hans-Joachim Werner, faisait partie d'une escadrille dont l'objectif était de protéger les Fw 190 et Bf 109 pendant qu'ils mitraillaient la base. Sa mission était de repousser les chasseurs qui parvenaient à s'envoler. Il était surpris de voir le nombre d'avions alliés qui parvenaient à s'échapper, décollant au milieu des bombes.




Werner (à son leader, à la radio) : "Je poursuis un Mustang, Kommandeur. Il est rapide ! Ils se sont levés comme des fourmis dans une fourmilière."

Son leader, le Capitaine Karl-Heinz Weber, lui répondit d'une voix sèche : "Abats-le, Werner ! Ne le laisse pas se mettre en position sur nos chasseurs-bombardiers !"


Le combat s'engagea. Jack Jones utilisa la vitesse de son Mustang pour tenter de distancer le Focke-Wulf, mais l'Allemand était tenace. La bataille se transforma en un violent "tourniquet", chacun essayant de prendre l'avantage de l'autre. Le jeune lieutenant Pete Evans entra dans la danse, tentant de se mettre à son tour dans les six heures de Werner.

Pete : "Je le vois ! Je prends ma chance, Smokey !"







Mais Werner était trop expérimenté. Il sentit la menace et rompit son attaque contre Jack, tirant sur le côté pour faire face à Pete. Le Focke-Wulf ouvrit le feu, ses canons de 20 mm crachant des balles explosives. Les balles traversèrent l'aile gauche du Mustang de Pete. Une fumée noire s'échappa du moteur.







Pete : "Je suis touché ! Je suis touché ! Je dois sauter, Smokey, je sors d'ici !"

Le Mustang de Pete partit en vrille, son pilote éjectant de justesse. 












Jack, fou de rage, se lança à son tour sur Werner. La perte de son ailier l'avait rempli d'une fureur froide. Il n'utilisa pas la vitesse, mais son agilité, forçant le Focke-Wulf à une manœuvre serrée. Ses six mitrailleuses de calibre .50 crachèrent du feu.

Les balles américaines perforèrent le fuselage de Werner. Le Focke-Wulf vacilla, des éclats de métal s'envolant. Le moteur de Werner commença à cracher de l'huile.







Werner (à son leader) :
"Touché ! Touché ! Je perds de la puissance, je rentre..."












Mais il n'y eut pas de retour pour Werner ce jour-là. Le Mustang de Jack, suivant le Focke-Wulf en plongée, tira une nouvelle rafale, atteignant cette fois le moteur et le cockpit. L'avion allemand explosa en un instant, une boule de feu s'écrasant dans un champ enneigé.

Jack Jones, le cœur lourd pour son ailier, vit la fumée noire s'élever. Il savait que le combat était loin d'être terminé. Cette journée du 1er janvier 1945 vit de nombreux duels comme celui-ci, où la surprise allemande se heurta à la détermination des pilotes alliés, marquant le dernier grand effort de la Luftwaffe, mais aussi son effondrement final.


Voici le bilan de cette opération :

 Le 1er janvier 1945, l'Opération Bodenplatte fut la dernière grande offensive aérienne de la Luftwaffe, lancée dans le but de détruire les forces aériennes alliées au sol et d'appuyer l'offensive allemande dans les Ardennes.

Pertes


·        
Pertes alliées : Les Alliés ont perdu environ 200 avions totalement détruits et 400 endommagés. Cependant, la plupart des pilotes alliés n'ont pas été touchés, et les pertes matérielles ont été compensées en moins de deux semaines grâce aux réserves importantes.

·         Pertes allemandes : L'opération fut une catastrophe pour la Luftwaffe. Elle a perdu environ 280 à 305 avions et 238 pilotes (tués, disparus ou capturés). Ces pertes, notamment de pilotes expérimentés, étaient irremplaçables. Près des deux tiers des pertes allemandes ont été causées par la DCA alliée.




Conséquences stratégiques

Bien que l'opération ait été une victoire tactique pour les Allemands, causant des dégâts importants sur les bases aériennes alliées, elle fut un échec stratégique cuisant. La Luftwaffe a perdu ses dernières réserves de pilotes et d'avions, la rendant incapable de mener des opérations offensives significatives pour le reste de la guerre. L'opération n'a eu aucun impact durable sur les opérations alliées, qui ont rapidement repris leur suprématie aérienne. En fin de compte, l'Opération Bodenplatte a accéléré le déclin de la Luftwaffe et n'a pas réussi à changer le cours de la Bataille des Ardennes.







N’oubliez pas de remercier… 

Merci à Guymauve pour ce partage


15 commentaires:

  1. Merci à Guymauve pour ce partage

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  2. Espérons moins de fureur qu'en 45 pour 2026 !
    Merci à Guymauve et Lulu

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  3. Merci beaucoup à Guymauve et Lulujojo et meilleurs vœux pour l'année qui s'ouvre avec l'espoir qu'elle se referme dans de bonnes conditions pour tous.

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  4. Merci Guymauve et Lulujojo pour ce beau panache

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  5. Bonjour. Merci Guymauve et Lulujojo. Bonne 1ère journée de l'année.

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  6. Merci Guymauve et Lulujojo pour ces panache. l'année commence bien.

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  7. Merci Guymauve et Lulu et Meilleurs Voeux ! La liste :
    https://fromsmash.com/-0rcArc-hL-ct

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  8. Merci beaucoup pour ce premier post de l'année et meilleurs vœux à toute l'équipe et à tous les contributeurs qui font vivre ce blog et bien sur Anacho et lulu.

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  9. Merci Guymauve et Lulu, une année 2026 qui sera j’espère une année PANACHE pour tous les amis du site BDMAG.

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  10. Un tout grand merci au prolifique Guymauve et au maître d’oeuvre Lulu et une bonne année à tous

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  11. Merci à Guymauve et Lulu. Bonne année ☺️

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Un petit merci et quelques mots font toujours plaisir, alors ne soyez pas timides ^^